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L’inouï du message de Noël : un Dieu de chair !

Sommes-nous encore capables de nous laisser surprendre par Noël ? 

Les guirlandes, les friandises et autres cougnous et vin chaud risquent de renvoyer au folklore l’inouï de cette naissance. 

L’évangéliste Jean a trouvé le poids des mots et le choc des images quand il écrit : « La Parole a pris chair. » Dans le nouveau-né de Bethléem, Dieu se laisse rencontrer à hauteur d’homme.  La chair, c’est-à-dire la condition humaine dans sa fragilité et sa finitude, devient l’espace où Dieu se donne à reconnaître.

Pourtant, la pleine humanité de Jésus-Christ continue de faire difficulté. 

Pour certains, il semble même nécessaire de sacrifier l’humanité de Jésus sur l’autel de sa divinité.  Inconcevable qu’un Dieu prenne chair de notre chair et sang de notre sang !

Et pourtant, « Ô merveilleux échange » - échange entre l’humain et le divin – chantons-nous devant la crèche. 

Entrer dans le mystère de Noël, c’est saisir que l’humanité est le logiciel de la révélation du Dieu Amour.  Jésus raconte son Père avec des gestes et des paroles d’homme.  Il nous donne le rendez-vous fraternel et eucharistique, du corps humilié et meurtri.  Telle est la cohérence du dessein de Dieu : notre salut s’inscrit à même la chair et s’accueille par le don de sa propre vie.  Et cette chair mortelle, belle ou brisée, est promise à la résurrection. 

 

Joyeux Noël à toutes et tous !

 

Abbé Daniel Chavée